mardi 29 mai 2012

Le CISS interpelle le Président

Communiqué du 10 mai 2012  (extrait)
Nous voulons vous rappeler que les usagers du système de santé 
expriment des attentes fortes :
 
  • D’égalité d’accès aux soins de tous dès lors que chacun contribue par ses impôts et par ses cotisations à la dépense de santé. La double question des déserts médicaux et des dépassements d’honoraires doit donc être résolue.
  • De qualité des soins pour tous : ce qui impose de revoir de fond en comble la coordination des soins des malades chroniques affectés par une ou plusieurs pathologies ; il s’agit de 15 millions de personnes en France.
  • De sécurité des soins : des vies peuvent être sauvées par de simples précautions.
  • D’efficacité du système de santé : le juste soin au juste prix doit s’imposer demain.
  • De modernisation : la révolution numérique le permet.
  • De priorité donnée à la santé publique : soigner c’est bien, prévenir c’est mieux.
  • De  transparence et de respect des usagers qui estiment que le système de santé ne doit pas seulement fonctionner pour eux, mais avec eux.

dimanche 8 avril 2012

Quelle santé après 2012 ?

Les propositions des candidats à l’élection présidentielle en matière de santé et d’accès aux soins sont sur « Quelle santé après 2012 ? »

Publiée le 8 avril 2012
Les réponses à notre questionnaire sur la santé et l’accès aux soins 
ont été communiquées par 9 candidats à l’élection présidentielle – 
tous nous ont répondu, sauf Nathalie Arthaud.

Les principales questions posées aux candidats à l’élection présidentielle
 étaient les suivantes :
  • Dépassements d’honoraires : êtes-vous pour ou contre la suppression 
  • du « secteur 2 », c’est-à-dire de la liberté tarifaire des médecins ?
  • Déserts médicaux : les mesures incitatives à l’installation des médecins 
  • sont-elles suffisantes ou insuffisantes pour répondre à leur mauvaise
  •  répartition sur le territoire ?
  • Financement de l’assurance maladie : êtes pour ou contre la poursuite du transfert de prise en charge du régime obligatoire (Sécurité sociale) vers celui des complémentaires (mutuelles et assurances) ?
propositions que vous pouvez commenter et apprécier.
Notre collectif, le CISS, a par ailleurs fait réaliser un sondage 
par l’institut VIAVOICE, pour connaître l’opinion des Français 
sur le programme santé des candidats. 

A suivre  sur  www.quellesanteapres2012.org,

dimanche 4 mars 2012

La loi KOUCHNER , dix ans..... et pas encore toutes ses dents.

Le CISS Collectif Interassociatif Sur la Santé fait le point 
à l'occasion de ce 10ème anniversaire

La loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, relative aux droits de malades
et à la qualité du système de santé, réaffirme l’importance des droits 
des usagers et de leur représentation.

« La loi du 4 mars 2002 "traduit la mise en œuvre d’une conception
humaniste des droits de la personne dans le système de sante, 
affirme l’autonomie de la personne et marque l’approfondissement 
du principe de solidarité en matière de santé" », 
note le bilan qui en a été dressé par Alain-Michel Ceretti présenté 
au ministère de la Santé (1) le 24 février 2011.


Les associations de malades, au cours de ces dix dernières années, 
depuis la loi Kouchner de 2002, ont été confortées dans le paysage sanitaire :
présentes dans les conseils d’administration des hôpitaux depuis
la réforme hospitalière de 1996, elles sont désormais en prise directe 
avec toutes les questions de santé et de protection sociale 
qui les concernent au premier chef. 
Le médicament n’échappe pas à la règle.

 Cet anniversaire de la loi du 4 mars 2012 constituera une excellente 
occasion pour remettre à plat les relations engagées entre les univers 
des associations de malades et les professionnels de santé, entres autres choses."

Extrait des "Actualités" du CISS du 2 mars 2012

Concernant les droits collectifs et la démarche de
représentation des usagers dans le cadre de la 
démocratie sanitaire, il apparaît qu’il s’agit encore 
d’une dynamique de participation de la société civile 
à la décision publique peu identifiée par le grand public.
 

samedi 4 février 2012

Promouvoir la démocratie sanitaire

Rue 89 publie une lettre ouverte aux candidats , émise par les signataires 

du "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire

Ci- dessous in extenso le 10éme et dernier point


"Il faut promouvoir la démocratie sanitaire, en associant plus étroitement 
les représentants des usagers et des associations de patients 
à la définition des missions nécessaires pour répondre aux besoins 
de la population, à l'information des patients, à l'évaluation de l'accueil 
et de la qualité des soins ainsi que de l'accompagnement.

Dans cette période de crise, comme aux heures sombres de notre pays, 
les grands clivages se font sur les valeurs. Les valeurs humanistes, 
loin d'être un simple ornement décoratif pour discours évoquant le passé, 
sont d'une grande modernité et représentent l'avenir. 

L'échec patent de la politique néo-libérale en matière de santé doit
permettre de regrouper pour le changement tous ceux qui sont attachés 
à l'égalité d'accès à des soins de qualité.

Pour cela vos engagements ne doivent pas se limiter à des déclarations 
générales, les silences et les ambiguïtés d'aujourd'hui pouvant faire craindre 
des renoncements pour demain. 
La construction des services publics de santé sera, nous le savons, un combat. 
Merci d'être prêt à le mener".

mardi 6 décembre 2011

le C I S S :"Année 2011 : tristes patients" 5/12/ 2011

"De « l’Année 2011, année des patients et de leurs droits », 
nous n’avons pas vu grand-chose
...
'Dernier sujet et non des moindres, celui de la démocratie sanitaire 
qui progresse de façon inégale
La loi relative à la sécurité du médicament a soigneusement oublié
la promesse de permettre aux représentants des usagers de siéger 
au comité économique des produits de santé ou au collège de 
la Haute Autorité de Santé. Etonnant non ? Et quand la démocratie 
sanitaire progresse c’est surtout pour ceux qui en ont les moyens !
Ainsi, les associations de patients qui, à de rares exceptions, n’ont pas
de modèle économique pour financer leur représentation dans les instances 
de la démocratie sanitaire, sont exclues du jeu. Pas d’argent public, 
mais pas d’argent privé non plus, au motif de liens d’intérêts. 
Ces mêmes liens d’intérêts qui ne semblent pas gênants pour les élus 
friands des journées parlementaires financées par les industries de tout poil, 
ou pour les agences publiques qui bénéficient pour leurs manifestations 
des financements de l’industrie du médicament ! "

jeudi 24 novembre 2011

Touche pas à mes IJ !

Communiqué de presse - le CISS  Paris, le 24 novembre 2011

Les Français rejoignent  les positions du CISS qui s’opposent radicalement
à ce que les « indemnités journalières en cas d’arrêt maladie » soient 
une variable d’ajustement de l’équilibre des comptes de l’Assurance maladie :
- Parce qu’il s’agit d’un domaine dans lequel il existe déjà des inégalités
profondes entre les salariés en fonction de la couverture extra-légale 
dont ils peuvent bénéficier, au titre de leurs éventuels accords d’entreprise
ou contrat de prévoyance, avec une prise en charge du complément de salaire 
non indemnisé par l’Assurance maladie. Le niveau de prise en charge de base 
des indemnités journalières par l’Assurance maladie, de l’ordre de 50% du 
salaire net avec 3 jours de carence non pris en charge pour les salariés du privé, 
est déjà suffisamment restrictif pour mettre souvent les personnes confrontées 
à la maladie dans des situations financières difficiles.
-  Parce que toute disposition plus restrictive aura d’autant plus d’impact 
sur les populations les plus précaires face à l’emploi.

mercredi 16 novembre 2011

"Développer une médecine salariée"

Rédaction - Le Journal du Dimanche
dimanche 13 novembre 2011
Christian Saout, président du CISS, organisme représentant les usagers.
"Nous ne faisons pas face à un problème de démographie médicale, 
mais à un problème de citoyenneté sanitaire qui devrait être au coeur
de la prochaine campagne électorale. Depuis quelques années,
les pouvoirs publics ont incité les médecins à s’installer dans les zones 
déficitaires.
Peine perdue : malgré leur montant parfois élevé, ces aides financières
délivrées par l’État, l’assurance-maladie ou les collectivités locales 
ont arrosé le sable ! Il serait plus utile de mettre en place une régulation 
de l’installation des médecins, à l’instar de ce qui existe pour d’autres
professionnels de la santé et dans d’autres pays européens.
Autre piste : inciter les communes, les départements ou les régions 
à créer une médecine salariée pour favoriser le recrutement de spécialistes. 
Les jeunes internes femmes, qui sortent en nombre de la fac, 
ne rêvent pas de devenir chefs d’entreprise mais salariées, 
souvent à temps partiel."

Pour être salarié ,il faut un patron ! et cela nous ramène au rapport Hubert
qui identifie les freins de toutes natures à la mise en place de structures 
de coopérations entre professionnels de santé