samedi 4 février 2012

Promouvoir la démocratie sanitaire

Rue 89 publie une lettre ouverte aux candidats , émise par les signataires 

du "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire

Ci- dessous in extenso le 10éme et dernier point


"Il faut promouvoir la démocratie sanitaire, en associant plus étroitement 
les représentants des usagers et des associations de patients 
à la définition des missions nécessaires pour répondre aux besoins 
de la population, à l'information des patients, à l'évaluation de l'accueil 
et de la qualité des soins ainsi que de l'accompagnement.

Dans cette période de crise, comme aux heures sombres de notre pays, 
les grands clivages se font sur les valeurs. Les valeurs humanistes, 
loin d'être un simple ornement décoratif pour discours évoquant le passé, 
sont d'une grande modernité et représentent l'avenir. 

L'échec patent de la politique néo-libérale en matière de santé doit
permettre de regrouper pour le changement tous ceux qui sont attachés 
à l'égalité d'accès à des soins de qualité.

Pour cela vos engagements ne doivent pas se limiter à des déclarations 
générales, les silences et les ambiguïtés d'aujourd'hui pouvant faire craindre 
des renoncements pour demain. 
La construction des services publics de santé sera, nous le savons, un combat. 
Merci d'être prêt à le mener".

mardi 6 décembre 2011

le C I S S :"Année 2011 : tristes patients" 5/12/ 2011

"De « l’Année 2011, année des patients et de leurs droits », 
nous n’avons pas vu grand-chose
...
'Dernier sujet et non des moindres, celui de la démocratie sanitaire 
qui progresse de façon inégale
La loi relative à la sécurité du médicament a soigneusement oublié
la promesse de permettre aux représentants des usagers de siéger 
au comité économique des produits de santé ou au collège de 
la Haute Autorité de Santé. Etonnant non ? Et quand la démocratie 
sanitaire progresse c’est surtout pour ceux qui en ont les moyens !
Ainsi, les associations de patients qui, à de rares exceptions, n’ont pas
de modèle économique pour financer leur représentation dans les instances 
de la démocratie sanitaire, sont exclues du jeu. Pas d’argent public, 
mais pas d’argent privé non plus, au motif de liens d’intérêts. 
Ces mêmes liens d’intérêts qui ne semblent pas gênants pour les élus 
friands des journées parlementaires financées par les industries de tout poil, 
ou pour les agences publiques qui bénéficient pour leurs manifestations 
des financements de l’industrie du médicament ! "

jeudi 24 novembre 2011

Touche pas à mes IJ !

Communiqué de presse - le CISS  Paris, le 24 novembre 2011

Les Français rejoignent  les positions du CISS qui s’opposent radicalement
à ce que les « indemnités journalières en cas d’arrêt maladie » soient 
une variable d’ajustement de l’équilibre des comptes de l’Assurance maladie :
- Parce qu’il s’agit d’un domaine dans lequel il existe déjà des inégalités
profondes entre les salariés en fonction de la couverture extra-légale 
dont ils peuvent bénéficier, au titre de leurs éventuels accords d’entreprise
ou contrat de prévoyance, avec une prise en charge du complément de salaire 
non indemnisé par l’Assurance maladie. Le niveau de prise en charge de base 
des indemnités journalières par l’Assurance maladie, de l’ordre de 50% du 
salaire net avec 3 jours de carence non pris en charge pour les salariés du privé, 
est déjà suffisamment restrictif pour mettre souvent les personnes confrontées 
à la maladie dans des situations financières difficiles.
-  Parce que toute disposition plus restrictive aura d’autant plus d’impact 
sur les populations les plus précaires face à l’emploi.

mercredi 16 novembre 2011

"Développer une médecine salariée"

Rédaction - Le Journal du Dimanche
dimanche 13 novembre 2011
Christian Saout, président du CISS, organisme représentant les usagers.
"Nous ne faisons pas face à un problème de démographie médicale, 
mais à un problème de citoyenneté sanitaire qui devrait être au coeur
de la prochaine campagne électorale. Depuis quelques années,
les pouvoirs publics ont incité les médecins à s’installer dans les zones 
déficitaires.
Peine perdue : malgré leur montant parfois élevé, ces aides financières
délivrées par l’État, l’assurance-maladie ou les collectivités locales 
ont arrosé le sable ! Il serait plus utile de mettre en place une régulation 
de l’installation des médecins, à l’instar de ce qui existe pour d’autres
professionnels de la santé et dans d’autres pays européens.
Autre piste : inciter les communes, les départements ou les régions 
à créer une médecine salariée pour favoriser le recrutement de spécialistes. 
Les jeunes internes femmes, qui sortent en nombre de la fac, 
ne rêvent pas de devenir chefs d’entreprise mais salariées, 
souvent à temps partiel."

Pour être salarié ,il faut un patron ! et cela nous ramène au rapport Hubert
qui identifie les freins de toutes natures à la mise en place de structures 
de coopérations entre professionnels de santé

mercredi 19 octobre 2011

Secteur optionnel vs Secteur 1 : DANGER !

Communiqué du C I S S 19 octobre 2011

Le médecin de secteur 1 appartient à une catégorie en voie de disparition : 
dans certaines spécialités et zones géographiques, les professionnels 
de secteur 2 pratiquant la liberté tarifaire sont très majoritaires...
Résultat : des patients trop souvent contraints de s’acquitter de 
dépassements d’honoraires toujours plus élevés pour accéder aux soins ...

Théoriquement soumis « au tact et à la mesure », ces dépassements 
d’honoraires sont en fait incontrôlés. Ils s’imposent à des personnes qui, 
confrontées à la maladie, constituent une patientèle captive et obligée 
d’accepter -par absence d’alternative- les conditions financières des soins  

Les dépassements d’honoraires augmentent donc sans que quiconque
n’intervienne pour les réguler…

Les négociations confidentielles qui se déroulent en ce moment 
ne vont pas dans le bon sens : le secteur 2 serait maintenu et les médecins 
du secteur 1 pourraient accéder au secteur optionnel ! Autant
dire que c’est la programmation de la disparition du secteur 1 à 
tarifs opposables et la perspective d’une augmentation générale 
de la consultation d’environ 30 %.
  Du jamais vu !

Comment imaginer un tel bouleversement des fondements 
de notre système de santé sans débat démocratique, 
au détour d’une négociation à huis clos ?

mardi 20 septembre 2011

Le rapport annuel 2010 du CISS Collectif Interassociatif sur la Santé

Le collectif interassociatif sur la Santé (CISS)   

met à votre disposition son rapport annuel 2010


Le reflet du grand écart effectué tout au long de l’année 2010


Comme vous pourrez vous en rendre compte à la lecture de ce rapport,
le CISS a dû faire le grand écart tout au long de l’année 2010 pour être en mesure 
de suivre la diversité des priorités qui ont été les nôtres : 
de la question des déserts médicaux, à celle de la mise en œuvre de la loi HPST 
et de la nouvelle gouvernance régionale de la santé qu’elle implique, en passant 
par les enjeux soulevés avec le déclenchement de « l’affaire du Mediator »…
Une sélection de thèmes forts autour desquels s’est structurée l’activité 
de notre collectif  ainsi que nos revendications pour représenter et défendre 
les droits des usagers du système de santé.
  
Une synthèse de nos positions, réflexions et combats

Nous vous laissons découvrir ce document qui présente une synthèse 
de nos positions, réflexions et combats au cours de l’année 2010,
pour la reconnaissance de la démocratie sanitaire ainsi que pour la représentation 
des usagers du système de santé et la défense des droits des malades.

dimanche 31 juillet 2011

Usagers de l'offre de soins...votre avis ne nous intéresse pas !

Le CISS Communiqué de presse du 22 juillet 2011
Sonnez trompettes, la nouvelle convention médicale est arrivée !!!!

Une convention qui, selon Les Echos de ce jour, va représenter un surcoût
de 400 millions d’euros annuels pour l’Assurance maladie, c'est-à-dire 
pour les usagers… sans compter l’augmentation à venir des complémentaires
pour leurs adhérents, ces mêmes usagers. 
Mais il est vrai qu’ils n’étaient pas représentés dans cette négociation 
et qu’ils n’auront aucun moyen pour participer à l’évaluation effective 
et objective des résultats escomptés de la convention.